Le débat s’ouvre souvent dès le parking, avant même d’enfiler le sac: faut-il prendre des bâtons de marche ou partir léger, mains libres et foulée naturelle ? Sur les sentiers, la question divise. Les uns plébiscitent la propulsion, la stabilité et le confort qu’apportent ces compagnons télescopiques, surtout en randonnée engagée, avec déniveléHello! How can I assist you today? et terrain instable. Les autres défendent la liberté de mouvement, la connexion directe au sol et la simplicité d’un pas sans accessoires. Entre conviction intime et habitudes de terrain, le choix dépasse l’accessoire: il façonne votre rythme, votre fatigue en fin de journée et la façon dont vous vivez l’itinérance. Alors, qui a raison ? Comme souvent en montagne, tout dépend du terrain, de la charge portée, de votre technique… et de vos préférences sensorielles.
Si vous randonnez en moyenne montagne, sur sentier roulant, vous apprécierez l’effet métronome des bâtons et le soulagement sur les descentes longues. En forêt humide ou sur pierrier, la troisième et quatrième “jambe” rassurent, surtout quand le sac pèse. À l’inverse, en sortie courte ou si vous travaillez votre proprioception, partir sans peut renforcer l’ancrage et la réactivité des chevilles. L’important, c’est d’adapter l’outil au projet: les bâtons ne sont ni une panacée, ni un aveu de faiblesse, mais un choix de stratégie pour votre randonnée.
- Pro: rythme régulier et économie d’énergie sur longues distances
- Pro: appuis supplémentaires en montée raide et en descente technique
- Pro: charge mieux répartie entre haut et bas du corps
- Pro: stabilité sur neige de printemps, racines, terrain gras
- Contre: encombrement quand on a besoin des mains (éboulis, escalade facile)
- Contre: geste parfois bruyant, impact sur sols fragiles si mal utilisés
- Contre: dépendance au mouvement, moins de travail de pieds
- Contre: poids supplémentaire et pliage à gérer entre deux sections
Randonnée: Pourquoi certains ne jurent que par les bâtons
Pour les “pro-bâtons”, l’argument clé est la protection en descente: quand la fatigue s’installe, deux appuis supplémentaires amortissent les chocs et sécurisent les trajectoires. En montée, le tronc participe à la propulsion, ce qui répartit l’effort et peut lisser le cardio sur les raids longs. Sur les sentiers cassants, un appui anticipé “lit” le terrain et donne un temps d’avance. Ajoutez à cela une cadence régulière qui installe un flow, précieux pour avaler du dénivelé. Les adeptes retiennent aussi la polyvalence: tester la profondeur d’un gué, écarter des ronces, tendre une bâche au bivouac… Le bâton devient outil, pas seulement appui. Enfin, pour les randonneurs avec antécédents de genoux sensibles, c’est souvent le sésame pour prolonger le plaisir sur plusieurs jours.
À noter :
Sur sentiers alpins équipés de câbles ou de pas d’escalade, rangez vos bâtons pour garder les mains libres. Embouts en caoutchouc en zone rocheuse et rondelles adaptées en terrain mou limitent bruit et impact. Réglez toujours à plat avant de partir: la bonne longueur se vérifie coude à 90°.
Technique: Bien régler et manier ses bâtons
Choisissez un modèle adapté à votre pratique. L’aluminium encaisse mieux les chocs (idéal terrain pierreux), le carbone vibre moins et allège le sac, utile en randonnée rapide. Les systèmes à clip sont fiables et rapides, le pliable en “Z” séduit par son encombrement réduit. Réglage de base: sur terrain plat, poignée à hauteur de l’ombilic, coude à angle droit. Raccourcissez légèrement en montée pour garder l’épaule basse; allongez en descente pour poser loin devant et freiner sans écraser les genoux. Dragonnes/gantelets: passez par-dessous puis serrez, la traction doit se faire sur le poignet, pas en crispant la main. Geste efficace: plantez près de l’axe du corps, alterné (bâton gauche avec pied droit) pour rando rythmée, simultané pour marches raides ou franchissements. Anticipez l’appui, ne piquez pas entre les pierres, et retirez les pointes en acier sur dalles fragiles. Pliage: préférez un rangement latéral accessible pour alterner rapidement selon le terrain.
- Adoptez-les avec sac chargé, longues descentes, terrains glissants
- Rangez-les sur arêtes aériennes, pas d’escalade, forêts denses
- Privilégiez des modèles réglables si vous alternez profils et saisons
- Entraînez la technique: quelques sorties suffisent à sentir le gain
Au fond, bâtons ou pas, c’est une histoire d’accordage entre votre corps, votre matériel et le terrain. Les bâtons de marche peuvent être un accélérateur de plaisir comme un accessoire encombrant s’ils sont mal choisis ou utilisés. Testez les deux écoles sur un itinéraire que vous connaissez: vous saurez vite de quel côté penche votre randonnée.
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