Faut-il emporter des talkie-wakie en rando ?

Équipements indispensables pour un voyage aux USA

Le sentier se faufile entre les blocs et les épicéas, vos ami·e·s s’étirent sur quelques centaines de mètres, et votre smartphone affiche une barre hésitante de réseau. Un souffle dans le vent, un clic, et une voix claire qui passe: “On fait une pause à la clairière.” Le talkie-walkie — souvent écrit “talkie-wakie” — reste un outil étonnamment moderne en randonnée. Pas besoin de réseau, réactivité instantanée, et une simplicité que l’on avait un peu oubliée. Faut-il en emporter un sur vos sorties? Si vous randonnez en groupe, si vous aimez explorer hors des sentiers battus ou si vous appréciez les outils robustes et simples, la réponse mérite qu’on s’y attarde.

Quand les talkies font la différence: Scénarios en randonnée

Sur des itinérairesHello! How can I assist you today? vallonnés, un groupe s’étire vite. Entre la personne qui photographie chaque fleur et celle qui trotte en tête, la coordination devient un vrai sujet. Un talkie-walkie fluidifie tout: vous fixez un canal, vous convenez de messages courts, et la marche retrouve son rythme. En itinérance, lorsqu’une partie du groupe part chercher de l’eau ou repère un bivouac, la radio rassure et évite les allers-retours. Même sur une sortie à la journée, la météo qui se gâte ou un passage un peu technique justifient ce petit plus d’organisation.

Les avantages à retenir: Efficacité et plaisir

  • Coordination immédiate du groupe sans dépendre du réseau mobile
  • Gestion souple des pauses, des bifurcations et des imprévus
  • Clarté des échanges: une info, un message, moins de confusion
  • Autonomie énergétique: une batterie qui tient plusieurs randonnées
  • Outil robuste: pluie, gants, froid, l’ergonomie reste fonctionnelle
  • Cohésion: on reste “lié” même lorsque la trace s’étire

La radio n’est toutefois pas magique. La portée réelle — souvent “ligne de vue” — s’effondre en forêt dense, en gorges ou derrière des crêtes. La discipline de parole s’apprend: parler près du micro, messages brefs, attendre le bip de fin d’émission. Le poids et l’encombrement existent, même s’ils restent modestes (130 à 250 g selon modèles). Enfin, la radio complète mais ne remplace pas la préparation d’itinéraire, l’orientation ou, pour les sorties engagées, une solution d’alerte par satellite.

À noter :

Les talkies PMR446 sont d’usage libre en France et dans l’UE: 16 canaux, antenne fixe, puissance limitée (0,5 W). Ils suffisent largement pour la randonnée. Les appareils utilisant d’autres bandes (radioamateur VHF/UHF) nécessitent une licence et ne sont pas adaptés à un usage de loisir en groupe.

Comment choisir votre talkie-walkie: Critères et technique

Le bon choix commence par la norme PMR446, gage de simplicité et de compatibilité entre marques. Privilégiez une ergonomie claire (gros boutons, molette de volume), une autonomie annoncée d’au moins 12 h en usage mixte et un indice de protection IP54 ou plus pour encaisser la pluie fine. Les modèles numériques (DMR) apportent une voix plus nette et parfois un peu plus de portée perçue, mais l’analogique reste parfaitement efficace et universel pour la randonnée. Les sous-tons CTCSS/DCS permettent d’éviter d’entendre d’autres groupes, sans privatiser le canal: c’est un filtre, pas un cadenas. Sur le terrain, comptez quelques centaines de mètres en forêt et jusqu’à plusieurs kilomètres en crête dégagée; la topographieÉtude des formes et caractéristiques du terrain, la topographie aide les randonneurs à comprendre le relief, identifier les pentes, vallées et sommets sur une carte pour mieux planifier leur itinéraire et naviguer efficacement sur le terrain. dicte la loi. Les fonctions utiles? Le VOX (mains libres) pour marcher avec bâtons, le scan pour trouver un canal libre, un mode “low power” pour économiser la batterie lorsque le groupe est serré, et un haut-parleur suffisamment puissant pour être entendu dans le vent. Côté accessoires, une dragonneDragonne : sangle attachée à une poignée de bâton de randonnée, permettant de sécuriser la prise et de réduire la fatigue en distribuant l'effort. Facilement enfilable autour du poignet, elle aide à maintenir le bâton en mains lors des mouvements., un micro-oreillette et une batterie secondaire (ou un pack piles AA) font la différence en itinérance. Gardez en tête que l’antenne est fixe en PMR446: choisissez un modèle réputé pour la qualité de son antenne intégrée plutôt qu’un mini-format qui sacrifie la portée.

Avant de partir: Les bons réglages

  • Convenir d’un canal et d’un sous-ton communs avant de quitter le parking
  • Tester un message type: position, intention, timing (“Pause 5 min au col”)
  • Régler le volume pour entendre sans saturer, verrouiller le clavier
  • Emporter un powerbank ou un jeu de piles de secours si le modèle le permet

Au final, emporter des talkies en rando n’est pas une obligation, mais c’est un vrai plus dès que vous marchez à plusieurs et que le terrain joue avec la visibilité. Pour un coût modeste, vous gagnez en coordination, en fluidité et en sérénité. Essayez une paire de PMR446 sur votre prochaine sortie de groupe: vous pourriez bien vous demander comment vous faisiez avant.

Emile Lacombe

Emile Lacombe

Émile Lacombe est un randonneur passionné qui troque volontiers son canapé pour un sentier caillouteux et une carte IGN froissée. Autodidacte curieux, il aime autant repérer une faille géologique que reconnaître une fleur de sous-bois. Son credo : marcher moins bête qu’on est parti, en repartant avec des jambes fatiguées…

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