Méthode de Naismith : comment l’utiliser ?

M Thode De Naismith Comment L Utiliser - Randonnée - Test et avis

Vous partez pour une randonnée pédestre à la journée, la carte topographique dépliée, la trace GPXFormat de fichier utilisé pour enregistrer et échanger des itinéraires de randonnée comprenant des informations telles que les coordonnées GPS, les points de cheminement et les tracés, pour une navigation facilitée sur les appareils compatibles. sur le smartphone, un déniveléHello! How can I assist you today? positif qui fait lever un sourcil. Combien de temps vous faudra-t-il pour rejoindre ce col, puis cette crête? C’est ici que la méthode de NaismithLa règle de Naismith est une formule pour estimer le temps de marche en randonnée: comptez 1 heure pour 5 km parcourus, plus 30 minutes pour chaque 300 mètres de dénivelé positif. Ajustez selon votre rythme et les conditions. devient votre compas temporel. Édictée à la fin du XIXe siècle par un Écossais pragmatique, elle offre une estimation réaliste du “book time” — le temps de marche — à partir de deux paramètres simples: distance et dénivelé positif. Ce n’est pas une science exacte, mais une règle d’or pour orienter votre rythme, caler vos pauses, et optimiser votre nutrition randonnée. Testée sur le terrain, elle s’avère redoutablement efficace pour structurer vos itinérairesHello! How can I assist you today?, qu’il s’agisse de trekkingLongue randonnée pédestre souvent sur plusieurs jours, le trekking se déroule en pleine nature avec une navigation essentielle pour se repérer. Il nécessite une bonne préparation physique et un équipement adapté pour affronter divers terrains et conditions. de plusieurs jours ou de randonnées en montagne plus courtes, pour peu que l’on sache l’ajuster au terrain et à son équipement randonnée.

La promesse est séduisante: transformer une ligne d’altitude et un trait de crête en heures et minutes, pour passer du rêve de l’itinéraire au scénario réaliste. On pourrait croire la règle dépassée à l’ère du GPSSystème de positionnement par satellites qui permet de déterminer avec précision sa position géographique sur Terre. Essentiel pour les randonneurs, il facilite le suivi d'itinéraire, la localisation de points d'intérêt et le retour au point de départ. et des montres connectées; en réalité, elle sert de filet de sécurité, d’estimation à froid qui ne dépend d’aucune batterie. D’expérience, l’utiliser oblige à lire sa carte avec finesse, à repérer les pentes, les pierriersZone de montagne composée d’éboulis rocheux instables et inclinés, souvent rencontrés lors de randonnées en altitude, nécessitant une attention particulière et des chaussures adaptées pour éviter les glissades., les zones forestières ralenties, et à anticiper ses besoins en eau et en calories. C’est une vraie boussole d’anticipation, utile pour décider de l’heure de départ, du matériel de randonnée à emporter (bâtons, frontale, couche thermique), et des marges à conserver avant la nuit.

  • Estimer votre horaire d’arrivée sans gadget électronique
  • Comparer des variantes d’itinéraire en un clin d’œil
  • Ajuster votre plan de marche à votre forme du jour
  • Caler pauses, hydratation et nutrition randonnée plus intelligemment
  • Identifier les sections critiques (raides, techniques, exposées au vent)

Méthode de Naismith: La règle et ses variantes

Simple, claire, mémorisable. La règle de Naismith originale pose qu’un marcheur en bonne condition progresse à 5 km/h sur terrain facile, et qu’il faut ajouter 1 heure par 600 m de dénivelé positif. En notation pratique: comptez 12 minutes par kilomètre, plus 10 minutes par 100 m de D+. Concrètement, un itinéraire de 10 km avec 800 m de D+ se traduit par 10 × 12 = 120 minutes, plus 8 × 10 = 80 minutes, soit 200 minutes: environ 3 h 20 de marche “nette”. Naismith ne pénalise pas le dénivelé négatif dans sa version brute, partant du principe qu’une descente facile peut être plus rapide que du plat. Pourtant, la montagne n’est pas un tapis roulant: caillasse, racines, dalles humides et pentes raides ralentissent. C’est là que les variantes (Tranter, Langmuir) complètent l’outil: on ajoute une correction pour les descentes soutenues, et on majore le temps selon la nature du terrain, la charge du sac, la météo, ou votre expérience d’orientation.

Terrain, forme et météo: Les facteurs qui changent tout

Sur le terrain, vous verrez vite que la “vitesse de base” n’est vraie que sur sentier régulier. Un pierrier, une sente herbeuse détrempée, un névé tardif, un bois sans trace ou un passage d’éboulis font exploser le chronomètre. À l’inverse, une piste forestière roulante ou une bonne trace en single peuvent vous faire gagner des minutes. D’un point de vue de navigation, suivre un balisageHello! How can I assist you today? clair vaut mieux que chercher la sente au milieu des genévriers. Enfin, votre sac — 6 kg pour une rando légère, 12–15 kg en trekking — pèse sur le pas. D’où l’intérêt de partir de Naismith, puis d’appliquer vos coefficients de réalisme.

À noter :

La méthode de Naismith donne un “temps de marche” brut sans pauses. Pour une journée réaliste, ajoutez 10 à 15 % pour les arrêts courts (photos, ajustement de couches, hydratation), et 20 à 30 minutes pour une pause déjeuner. Sur terrains techniques (hors sentier, pierriers, neige molle), majorez de 10 à 30 % selon votre aisance.

Appliquer Naismith sur le terrain: Cas concrets et astuces

Pour utiliser la méthode en randonnée en montagne, partez de votre carte (IGNIGN désigne l'Institut national de l'information géographique et forestière, créateur des cartes topographiques utilisées par les randonneurs pour naviguer avec précision grâce à des détails sur le terrain, les sentiers et les points d'intérêt., Swisstopo) ou d’un topo fiable. Mesurez la distance et relevez le dénivelé positif cumulé. Exemple 1: boucle de 12 km, D+ 800 m, sentier régulier. Temps Naismith: 12 × 12 = 144 minutes + 8 × 10 = 80 minutes = 224 minutes, soit 3 h 44. Ajoutez 20 minutes de pauses: 4 h 04. Si vous marchez avec des bâtons et un sac léger, ce temps est très proche du réel. Exemple 2: crête avec descente raide et caillouteuse, 14 km, D+ 1 000 m, D- 1 000 m. Temps Naismith: 14 × 12 = 168 minutes + 1000/600 ≈ 100 minutes = 268 minutes (4 h 28). Correction descente: +5 minutes par 100 m de D- lorsque la pente est soutenue et le terrain technique, soit +50 minutes = 5 h 18. Ajoutez 30 minutes de pauses pour la journée: environ 5 h 50. Dans nos tests sur des itinéraires alpins typiques, cet ajustement “descente” colle mieux au terrain que la règle nue.

Optimiser votre calcul: De la carte à la montre

Au départ, griffonnez vos temps partiels: “Parking → Col (4 km, +600 m): 4×12 + 6×10 = 48 + 60 = 108 min1 h 48”. “Col → Sommet (2 km, +200 m): 24 + 20 = 44 min”. “Sommet → Lac (3 km, -500 m raide): 36 + 25 (correction D-) = 61 min”. Cette découpe par sections est précieuse pour l’orientation: elle vous donne des repères horaires. Avec un altimètre ou une montre GPS, vous comparez votre horaire réel au “book time” prévu et ajustez si besoin (ralentir l’allure, raccourcir une variante). Côté nutrition, planifiez une prise toutes les 45–60 minutes sur un dénivelé soutenu, et synchronisez les pauses avec les points d’eau.

Formule et facteurs techniques: Comment calculer vite

Sur le plan technique, retenez la base mentale suivante. Vitesse sur le plat: 5 km/h, soit 12 minutes par km. Dénivelé positif: +10 minutes par 100 m de D+. Temps total (heures) = Distance (km) / 5 + D+ (m) / 600. Pour les descentes, adaptez avec un coefficient simple: pas de pénalité en chemin facile; +3 à +5 minutes par 100 m de D- si la pente est soutenue ou le sol instable; au-delà de 800–1000 m de négatif cumulé, rajoutez encore 5 à 10 % de marge (fatigue musculaire). Terrain: ajoutez +10 % (sentier irrégulier), +20 % (hors sentier/éboulis), +30 % (neige, boue). Poids du sac: +5 % au-delà de 10 kg. Chaleur > 28 °C ou grand froid: +5 à +10 %. Groupe hétérogène: caler l’estimation sur la personne la moins rapide. Astuce “de tête”: 1 km avec +100 m D+ = environ 22 minutes. Une section de 3 km avec +300 m D+ ≈ 66 minutes. Gardez ce ratio en poche, il simplifie tout. Enfin, souvenez-vous que Naismith ne remplace ni la prudence ni la lecture du terrain: un court passage exposé, même peu pentu, peut valoir une rallonge significative.

  • Fixez votre base: 12 min/km + 10 min/100 m D+
  • Ajustez la descente: +3 à +5 min/100 m si raide/technique
  • Majorez le terrain: +10 à +30 % selon l’état du sol
  • Ajoutez les pauses: 10–15 % + pause repas

Si l’on devait résumer le test terrain: Naismith reste un excellent métronome pour structurer la journée, comparer des options, et décider du matériel de randonnée à emporter. En combinant lecture de carte, estimation par sections et petites corrections pour la descente et le terrain, vous vous rapprocherez d’un “timing” fiable, utile autant en orientation papier qu’avec un GPS. La beauté de cette méthode? Elle vous oblige à regarder la montagne avec des yeux de stratège: pentes, revêtements, exposition, vent — tout ce qui fait la saveur d’une vraie sortie réussie.

Emile Lacombe

Emile Lacombe

Émile Lacombe est un randonneur passionné qui troque volontiers son canapé pour un sentier caillouteux et une carte IGN froissée. Autodidacte curieux, il aime autant repérer une faille géologique que reconnaître une fleur de sous-bois. Son credo : marcher moins bête qu’on est parti, en repartant avec des jambes fatiguées…

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