Randonner sous la pluie: Ce qui fait vraiment la différence entre une sortie galère et une sortie réussie

Randonner sous la pluie : 7 bonnes raisons d'en profiter

La première averse tombe souvent sans prévenir. Une odeur de terre humide, un souffle frais qui s’installe, et soudain le sentier que vous connaissez par cœur change de texture, de sonorité, de rythme. La randonnée sous la pluie n’est pas une punition mais une autre lecture du relief, plus intime, plus sonore aussi. Pourtant, entre une sortie galère qui tourne à la lessiveuse et une sortie réussie où l’on avance régulier, au sec et le sourire sous la capuche, la frontière est ténue. Après plusieurs itinérairesHello! How can I assist you today? testés par temps changeant — du crachin persistant aux averses soutenues — une idée s’impose: ce qui fait la différence ne tient pas à un gadget miracle, mais à un trio gagnant simple et cohérent: l’équipement juste, la gestion de l’humidité, et le tempo. Le reste — visibilité, adhérence, moral — suit naturellement si ce socle est en place.

Ce qui change sous la pluie: L’équipement juste, pas plus

Le réflexe, c’est de superposer des couches comme on empile des parapluies. Mauvaise idée. Sous la pluie, la clé est de ralentir l’accumulation d’eau tout en permettant à la vapeur de s’échapper. Concrètement, vous avez besoin d’une veste hardshellVeste imperméable et coupe-vent conçue pour protéger des intempéries lors de randonnées. Légère et résistante, elle offre une protection efficace tout en permettant l’évacuation de la transpiration grâce à sa membrane respirante./" class="mngp-glossary-tooltip" data-term-id="111" data-term-slug="hardshell" aria-describedby="mngp-tooltip-111-9686" tabindex="0">hardshellVeste imperméable et coupe-vent, conçue pour protéger des intempéries en randonnée. Légère et respirante, elle se porte en couche externe, assurant résistance aux éléments tout en restant confortable en mouvement. fiable avec capuche ajustable et zips d’aération, d’une couche de base qui ne colle pas au froid (mérinos ou synthétique hydrophobe), d’un pantalon qui sèche vite et d’un système pour protéger le contenu du sac. Pour la tête, une casquette à visière sous la capuche améliore la vision et évite que l’eau ne ruisselle sur le visage. Pour les pieds, deux écoles coexistent et nous les avons éprouvées: chaussures à membrane (confort au sec au début, mais plus chaudes et longues à sécher) ou chaussures respirantes non membranées (pieds mouillés rapidement mais qui gardent de la chaleur en mouvement grâce à des chaussettes adaptées). L’astuce n’est pas d’être 100 % au sec tout le temps — mission impossible — mais de contrôler où l’on est mouillé et pendant combien de temps.

  • Capuche réglée serrée qui pivote avec la tête: vision et chaleur conservées
  • Casquette à visière sous la capuche: gouttes éloignées des yeux
  • Zips d’aération ouverts en montée: vapeur évacuée, couches au sec
  • Gants fins déperlants + paire chaude de secours: dextérité et réserve
  • Guêtres légères: chevilles au sec, boue tenue à distance
  • Sac doublé d’un liner étanche: vêtements de rechange parfaitement secs

Ce qui a vraiment fait la différence

Sous une pluie régulière, les détails gagnent. Le premier est la gestion des transitions: on anticipe. Capuche et zips fermés dès les premières gouttes, sans attendre d’être trempé. Ensuite, on bascule le tempo en “diesel”: rythme constant, pauses courtes et à l’abri (sous un bosquet, un rocher surplombant, un abri de fortune). Plus on multiplie les arrêts à découvert, plus on se refroidit, et plus la randonnée devient une lutte. Côté équipement, deux leçons nettes. Un hardshell 3 couches bien coupé, avec visière et col haut, reste plus confortable longtemps qu’un 2,5 couches plus léger qui a tendance à coller lorsque la déperlanceCapacité d'un tissu à faire glisser l'eau sur sa surface sans l'absorber, aidant à rester au sec lors de pluies légères. Essentielle pour les vêtements techniques en randonnée, elle nécessite souvent des traitements réguliers pour être maintenue. fatigue. La casquette sous la capuche est, surprise, l’accessoire n°1 pour “voir” sous la pluie; elle améliore la lecture du terrain et évite de froncer les yeux pendant des heures. Enfin, le duo chaussettes mérinos moyennes + chaussures non membranées s’est montré étonnamment performant sur sentiers roulants: le pied est humide mais chaud, l’eau s’évacue à chaque foulée, et le séchage est bien plus rapide dès que la pluie faiblit. Sur terrain froid et venté, la membrane reste un confort appréciable, à condition d’ouvrir généreusement les aérations en montée pour ne pas se transformer en sauna.

À noter :

La déperlance (DWRRevêtement appliqué sur les vêtements et équipements de randonnée pour repousser l'eau. Ainsi, il rend les surfaces résistantes à l'humidité, aidant à rester au sec lors des averses légères ou de l'humidité ambiante.) n’est pas éternelle: quand le tissu “sature” en surface, la veste paraît fuyante alors que la membrane tient encore. Un simple nettoyage doux puis une réactivation thermique (suivez les consignes du fabricant) restaurent souvent 80 % des performances. Prévoyez aussi un “sac étanche interne” (liner) plutôt qu’une housse de pluie externe: c’est plus fiable au vent et aux frottements, et vos vêtements de rechange restent impeccablement secs.

Comprendre la technique: Imperméabilité, respirabilité et gestion de l’humidité

Sous la pluie, la physique compte. L’imperméabilité d’une veste s’exprime en colonne d’eau (Schmerber): 10 000 mm protège déjà d’une averse, 20 000 mm encaisse mieux les pressions locales (bretelles de sac à dos, genoux posés sur roche). La respirabilité se mesure en MVTRMVTR désigne la perméabilité d’un tissu à l’humidité: plus la valeur est élevée, mieux le vêtement évacue la transpiration, gardant le randonneur au sec et confortable. Une MVTR élevée est idéale pour des sorties prolongées et intenses. (g/m²/24h) ou en RETRET mesure la respirabilité d'un tissu, indiquant sa capacité à évacuer la transpiration. Plus la valeur RET est basse, plus le tissu est respirant, essentiel pour le confort lors de randonnées actives. (plus c’est bas, mieux ça respire): en pratique, un hardshell autour de 15 000-20 000 g/m²/24h ou RET ≤ 12 reste confortable en randonnée active… à condition d’utiliser les ventilations mécaniques. Les zips sous les bras et les ouvertures frontales gèrent mieux un pic d’effort que n’importe quelle membrane. Côté couches, la base doit déplacer l’eau vers l’extérieur (mérinos ou synthétique texturé), la mid-layer doit rester efficace mouillée (polaire légère plutôt que coton), et la couche externe bloque l’air et la pluie tout en laissant la vapeur s’échapper. Pour le bas, un pantalon softshell déperlant suffit souvent sous pluie modérée; sous averse soutenue ou vent de face, un surpantalon zippé 3/4, facile à enfiler sans déchausser, prend le relais. N’oubliez pas les coutures: thermosoudées et bien placées, elles évitent les infiltrations aux épaules sous les bretelles. Enfin, privilégiez des traitements déperlants sans PFAS lorsque c’est possible: la différence de performance s’estompe sur le terrain si l’entretien est régulier, et l’impact environnemental est meilleur.

  • Choisissez un itinéraire “b” avec sorties faciles: abris, échappatoires, options de raccourci
  • Adoptez un rythme continu: petites pauses à l’abri, pas de refroidissement
  • Protégez la carte et le téléphone: poche intérieure + sachet étanche
  • Alimentez-vous tôt et souvent: pluie = dépense accrue, privilégiez salé + chaud
  • Soignez les pieds: talc léger avant départ, paire de chaussettes sèche en réserve

Ce qui transforme une randonnée pluvieuse en moment privilégié, c’est la fluidité. Fluidité des gestes (capuche ajustée, zips modulés), fluidité du souffle (rythme régulier plutôt que sprint/pause), fluidité des choix (oser enfiler le surpantalon à temps, accepter de raccourcir la boucle). Avec l’équipement juste et quelques habitudes entretenues — anticiper, ventiler, protéger ce qui doit rester sec — vous vous surprendrez à aimer la pluie: les sentiers se vident, la forêt s’amplifie, les couleurs claquent, et votre pas devient calme et précis. La prochaine fois que le ciel hésite, ne renoncez pas: affûtez votre plan, ajustez vos couches, et laissez la pluie révéler un autre visage de votre terrain de jeu.

Emile Lacombe

Emile Lacombe

Émile Lacombe est un randonneur passionné qui troque volontiers son canapé pour un sentier caillouteux et une carte IGN froissée. Autodidacte curieux, il aime autant repérer une faille géologique que reconnaître une fleur de sous-bois. Son credo : marcher moins bête qu’on est parti, en repartant avec des jambes fatiguées…

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